Le salon dédié à la performance énergétique

 

Retour sur le salon organisé les 1er et 2 octobre 2019 par Les mousquetaires

 ROZO interview Jérôme Besneux et Pascal Picard en charge de la facture énergétique du groupement.

 Quel est votre rôle au sein du Groupement Les Mousquetaires ?

PP: Bonjour je suis Pascal Picard, je suis adhérent Intermarché en région parisienne. J’exerce un tiers-temps au sein des achats non-marchand sur le pôle technique et énergie.

JB: Bonjour, je suis Jérome Besneux, responsable du pôle énergie pour le groupement Les Mousquetaires.

Aujourd’hui, que représente la facture énergétique pour le groupement ?

PP : La facture énergétique du groupement des mousquetaires c’est l’équivalent de la consommation de la ville de Lyon, soit 2,4TWh. Ça fait à peu près 250 millions d’euros pour l’électricité avec les taxes et 13 millions sur le gaz.

Quels sont les enjeux et objectifs du groupement en termes de performance énergétique ?

PP : Etant donné que les factures sont en train d’exploser, le groupement a décidé de mettre un plan d’actions en place pour nous permettre de réduire nos consommations de 40% d’ici 2030.

PP : L’objectif c’est aussi de restreindre nos émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) à hauteur de 40%, et d’amener les adhérents vers de l’investissement pour optimiser leur bilan car la facture énergétique risque de peser énormément dans le résultat.

Concernant le rôle de ROZO, quel est l’historique et sur quel périmètre se passe les accompagnements ?

JB : Nous travaillons avec ROZO depuis maintenant 6 ans. Nous avons commencé sur la partie ISO 50001 sur le périmètre Logistique, Agro-Mousquetaire ainsi que pour le parc informatique. Nous avons ensuite collaboré sur la partie financement et plus précisément la CSPE, sujet sur lequel nous avons été satisfait. C’est pourquoi nous travaillons désormais avec ROZO sur la performance des points de vente et ce, pour une durée de 3 ans, période sur laquelle nous souhaitons que les magasins s’engagent, à travers un contrat de performance énergétique.

Quelle est votre vision pour la suite et sur les actions à mettre en place afin d’atteindre les objectifs fixés ?

JB : Aujourd’hui il est clair que la meilleure électricité c’est celle qu’on ne consomme pas. Nous souhaitons travailler sur les comportements auprès des adhérents. Nous faisons beaucoup de pédagogie pour qu’ils comprennent que la dérive sur le froid et sur les installations les pénalise énormément. Nous communiquons sur l’intérêt des investissements froids et sur le rôle du frigoriste dans la gestion de l’énergie. Une autre chose qui importe, c’est notre investissement qui tend vers les énergies renouvelables. Nous savons qu’auto-consommer est désormais une possibilité pour nos adhérents afin de réduire la facture énergétique.

Il s’agit du premier salon organisé sur le thème de la performance énergétique par le groupement, quels sont vos premiers retours ?

PP: Je suis assez prudent de nature et j’avais la crainte que les adhérents n’adhérent pas à ce salon. Je suis étonnamment surpris car nous avons eu plus de 600 inscriptions et beaucoup plus de monde est venu. Le retour est positif pour les fournisseurs puisque les gens ne sont pas juste de passage sur les stands et ce sont vraiment des échanges et des contacts qui vont se transformer en investissement.

JB: C’est vrai que ça a été un gros travail de la part des équipes de mettre en place ce salon mais la réussite est là. De nombreux adhérents ont répondu présent. Nous voyons aussi des permanents qui s’impliquent dans la démarche au niveau des enseignes et des régions, qui seront par la suite des relais d’information auprès des magasins ou des adhérents qui n’ont pas pu faire le déplacement. L’idée et l’objectif est de renouveler l’exercice mais aussi qu’il se passe quelque chose au sein du groupement en termes de transmission. Tous les adhérents et l’ensemble des permanents présents aujourd’hui sont pour nous des relais importants. Nous comptons aussi sur nos fournisseurs pour également faire passer le message auprès des personnes absentes sur ce salon.

Pour terminer, quel est le levier d’optimisation le plus durable pour optimiser la facture énergétique du magasin ?

JB : Le levier reste quoi qu’il arrive l’investissement. Il est clair que nous sommes dans une période de redéfinition de nos concepts et de notre modèle de consommation, ce qui est aussi le cas de nos clients. Cette transformation amènera rapidement nos adhérents à se poser des questions dans les 2-3 prochaines années sur le devenir de leur point de vente avec de nouveaux concepts, de nouvelles approches clients et par conséquent de revoir leur consommation de façon différente. Le client qui demande du bio, qui demande un verdissement de son alimentation, va être aussi attentif à la façon dont est consommée et produite notre énergie. Nous ne pouvons pas être en opposition entre vendre du bio, avoir des meubles froids ouverts ou avoir de l’éclairage qui date des années 80. Je pense que c’est un ensemble, un message que nous transmettons à nos clients et que ce message doit maintenant se retranscrire à travers de l’investissement.

ROZO remercie le groupement des Mousquetaires pour l’organisation de ce salon ainsi que Pascal Picard et Jérôme Besneux pour cette interview sur la stratégie énergie du groupement.

Les autres actualités

Les actualités