AkzoNobel poursuit sa démarche de performance énergétique avec la formation PROREFEI  - ROZO

AkzoNobel poursuit sa démarche de performance énergétique avec la formation PROREFEI 

Jonathan SCHERRER – Engineering and Energy Manager pour la société AkzoNobel – en charge de la gestion de l’énergie,  a participé à la formation Référent Energie du programme PROREFEI animée par ROZO en juillet 2019.

Cette formation est composée d’un MOOC, d’une formation présentielle inter-entreprises de 2 jours et d’un accompagnement individuel en situation de travail de 2,5 jours sur site.

Jonathan nous fait part de son retour d’expérience sur ce programme de formation.


Quel est le contexte initial d’AkzoNobel sur la maîtrise de l’énergie (soumis à l’audit réglementaire/ISO 50001 ) ? L’entreprise avait-elle des objectifs de performance énergétique définis ? 

Tout a été initié en 2008 par un projet soutenu par la cellule Engineering Europe de l’Ouest d’AkzoNobel, avec la mise en place d’une cinquantaine d’analyseurs sur notre site de Dourdan. A l’époque quelques sites européens ont suivi ce projet et, à partir de 2009, un indicateur de performance énergétique a été créé. Celui-ci permettait la comparaison entre site : kWh/ kg (kWh d’énergie consommé par kg de poudre produit).

AkzoNobel en France, c’est plus de 150 sites représentants 20 GWh de consommation annuelle.

En 2015, avec l’audit réglementaire obligatoire, AkzoNobel Dourdan a fait le choix de la certification ISO 50 001 (obtenue en novembre 2015) car le process ISO était déjà très intégré en interne (Certifié ISO 9001 / 140001 / OHSAS 18001).

  • Quelles sont vos missions sur l’énergie chez AkzoNobel ? Faites-vous partie d’une équipe énergie ?

  • Outre la casquette de responsable Travaux Neufs / Maintenance, j’ai la responsabilité de l’Energie. C’est clairement la partie qui m’intéresse le plus mais ce n’est pas la principale partie de mon emploi du temps (environ 20%).
    • Sur la partie Energie, nous travaillons en collaboration avec l’équipe Energie qui est composée de la responsable IMS (Integrated Management System : gestion de l’ISO), de l’ensemble de l’équipe de mon service (8 personnes) et du responsable du site.
    • Les missions de cette équipe énergie s’articulent sur différents axes :

– Axe reporting / information : tout ce qui est lié à l’ISO 50 001 avec entre autres la revue énergétique mensuelle, l’analyse des indicateurs de performance énergétique, tout le travail de communication via les écrans Visual Management avec un thème hebdomadaire énergie (projet d’accompagnement)

– Axe travaux neufs : tous les projets depuis 2008 et encore plus depuis la mise en place de l’ISO 50001 en 2015 ont une composante énergétique étudiée. Nous poussons toujours vers l’excellence énergétique via la technologie (moteur IE4, variation de vitesse, récupération de chaleur…), processus d’acquisition de nouveau équipement soutenue par les programmes CEE.

– Axe amélioration continue : lors des maintenances préventives des opérations (recherche des fuites d’air comprimé, contrôle des débits, fonctionnement des moteurs…).

– Axe contrat : la gestion des contrats d’énergie est centralisée aux Pays Bas mais pour le contrat 2021- 2023 d’électricité, après d’âpres et longues batailles avec le procurement, nous avons réussi à imposer pour la totalité des sites AkzoNobel France (plus de 150 sites représentant 20 GWh annuels) des certificats d’origine Française (principalement de l’énergie hydraulique produite par la CNR). C’est une démarche 100% dourdannaise et nous en sommes très fiers !

Qu’est-ce qui vous a incité à participer à ce parcours de formation ?

Le site de Dourdan est considéré comme leader dans la gestion de l’énergie au sein d’AkzoNobel. Le benchmark interne AkzoNobel ne nous permettait pas d’aller plus loin.

 

Nous arrivions à une phase où les idées pour continuer à progresser nous manquaient. Conscient que nous avions certainement encore beaucoup à apprendre, j’ai cherché à me former car je n’avais eu au préalable aucune formation sur l’énergie : toujours un apprentissage terrain.

Après une visite de l’ATEE et la présentation du programme PROREFEI, j’ai été très intéressé par l’aspect révision des bases techniques, retours d’expérience des formateurs et des autres entreprises qui se formaient, puis l’accompagnement individualisé.

Quelles actions concrètes ont été mises en place suite à cette formation ?

Nous avons principalement travaillé, lors de l’accompagnement, sur l’axe communication qui était une vraie piste d’amélioration définie avec l’outil de la grille de maturité.  Nous avons désormais un thème énergie qui est visible sur les écrans de Visual Management (situés sur l’ensemble du site).

Ce sont des thèmes hebdomadaires qui parlent autant de la gestion de l’énergie propre au site AkzoNobel de Dourdan mais aussi sur toutes les économies d’énergie possibles au quotidien chez soi (gestes éco responsables, les aides de l’état, les CEE comme l’isolation des combles, la mobilité verte par le vélo et la voiture électrique…). Nous avons aussi approfondi d’autres points comme la gestion des CEE ou encore les achats d’énergie.

Selon vous quels sont les intérêts de cette formation ? A l’inverse les points d’amélioration ?

Si je devais synthétiser les intérêts et points d’amélioration de ce parcours voilà ce qui en ressortirait :

Intérêts :

  • – Reprise des bases techniques sur l’énergie
  • – Retours d’expérience des formateurs et des personnes formées
  • – Accompagnement individualisé post formation présentielle

Points d’amélioration :

  • – J’ai été déçu car j’ai voulu reprendre contact, notamment avec une entreprise que j’avais rencontrée lors de la formation pour faire des visites croisées de site, mais cela n’a rien donné. Créer un réseau permettrait de faciliter ces échanges.
  • – Favoriser les temps d’échange lors de la formation sur les différents retours d’expérience
  • – Consolider et animer le réseau de Référents Energie.

Avez-vous de nouveaux objectifs en termes de performance énergétique ? Quelles sont les prochaines étapes dans le management énergétique d’AkzoNobel  ? 

Nous déclinons maintenant notre indicateur de performance énergétique global en kWh par kg fabriqués au niveau des machines (broyeurs et extrudeurs).

Avec les analyseurs nous avons la consommation énergétique de chaque machine et avec la supervision nous avons le poids en direct. Cela permettra d’avoir un KPI kWh/kg lié au produit que l’on est en train de fabriquer sur la machine en question.

Enfin à terme, avec l’historique nous serons capables de voir produit par produit de façon dynamique s’il y a des dérives en termes de consommation, afin d’agir immédiatement (filtres encrassés, pièces défectueuses…).

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